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Simon Bailly, Illustrateur pour la presse et les maisons d’édition nous dévoile son parcours.


Simon répond à nos questions…

Simon, tu as passé une année de prépa à ETIC pour ensuite partir faire de l’illustration à Épinal. Ton choix n’était donc pas de continuer en Design Graphique. Que t’a apporté la Prépa pour ce parcours ?

Simon : J’ai toujours voulu faire de l’illustration. À la sortie du bac Arts Plastiques, il me manquait des connaissances techniques. La Prépa m’a aidé à acquérir un apprentissage « classique » ou « académique » et c’est une très bonne chose. Certains de mes amis souffrent souvent de ne pas avoir eu un tel apprentissage.

De quoi était composé ton dossier d’Etic pour entrer à Épinal ?

Simon : Comme précisé au dessus, la Prépa m’a formé d’un point de vu académique. Mon dossier était donc constitué de beaucoup de recherches, d’études documentaires, de nus… Le but était de mettre en avant le fait que l’on maitrise différentes techniques. Au concours d’une école, on nous demande, en plus d’un savoir technique, d’affirmer une personnalité ou du moins une personnalité en devenir. C’est à ce moment là que l’on peut mettre l’apprentissage académique au service de la création.

Quelle a été ta formation ensuite à l’école d’Épinal ?

Simon : L’intitulé de l’école d’Épinal c’est IMAGE ET NARRATION. Evidement il ne faut pas entendre là que l’on fera uniquement de l’illustration. Certain n’en feront même jamais. Il faut plutôt se dire «  comment est-ce que je peux raconter une histoire par l’image ? Qu’est-ce qu’une image narrative ? Comment faire passer ses idées au moyen d’une image ? ». Nous essayons ensuite de répondre à ces questions à travers différents médiums : Illustration, vidéo, impressions, graphisme, écriture, volume, performance…


Après ce joli parcours d’étude, tu es maintenant officiellement illustrateur. Où travailles-tu ? À la maison, ou dans un atelier ? Quels sont tes clients ? Comment les trouves-tu ?

Simon : Je travaille depuis mon appartement. Mon travail se découpe en 3 parties :
— Depuis que je suis sorti de l’école j’ai beaucoup travaillé pour la presse. Le premier journal qui m’a fait confiance était le journal le 1 hebdo (que je vous recommande vivement !), puis j’ai ensuite postulé chez libération avec lesquelles je travaille le plus souvent. Et ensuite d’autres types de presse comme Alternatives Economiques, la revue dessinée, la revue XXI… avec lesquels je travaille plus ponctuellement et qui proposent des sujets très intéressants ! Le travail avec la presse doit demander beaucoup d’organisation et de rigueur. Un directeur artistique peut vous appeler la veille pour le lendemain et là il faut être capable de répondre. Mais généralement, on dispose d’au moins 2 ou 3 jours pour répondre à une commande.
— Également depuis ma sortie de l’école, je travaille avec des Maisons d’édition. La première avec laquelle j’ai fais mes 3 premiers livres s’appelle «  Les éditions du pourquoi pas » . C’est une Maison d’édition récente qui s’est montée en partenariat avec notre école. Depuis j’ai rencontré d’autres éditeurs ; je viens tout juste de boucler un livre avec la maison Hélium et j’entame de nouveaux livres chez Gallimard et Hachette.
Il y a différentes façons de rencontrer un éditeur. Soit vous pouvez le rencontrer sur un salon du livre, soit vous lui envoyez un book et un synopsis, soit, dans le meilleurs des cas, il vous repère et c’est lui qui vous contacte.
(ce qui arrive assez souvent).
— Après ma première année de travail, j’ai également cherché à collaborer avec un agent.
(Pour faire court, c’est la personnage qui cherche du travail pour vous). C’est assez avantageux car les agents ont pas mal de raccourcis dans le milieu professionnel. Ils connaissent tous les D.A., rédacteurs….
Ils vous mettent en contact avec des gens ou des boites difficiles à approcher. Ils s’occupent également des devis, contrats, factures… et bien sur ils prennent un pourcentage sur ce que vous produisez.

Quelle est ta technique, en tant qu’illustrateur ?

Simon : Après la Prépa, où j’ai découvert pas mal de techniques, je n’ai pas voulu les abandonner.
C’est pourquoi j’essais régulièrement de changer d’outils. Bon évidement la plume, l’encre et photoshop restent ceux que j’utilise le plus. Mais, même si on vous demande un jour d’avoir votre style et de vous y tenir, je ne saurais trop vous conseiller que de toujours essayer de nouvelles choses et de ne pas vous endormir sur votre travail.

 


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Et sur son site : Simon Bailly



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