interviews

en questions

Nos intervenants sont tous des professionnels.
Emmanuel « Mano » Rhény, Directeur Artistique de ManoLabo intervient en Motion Design à l’école.


Bonjour Mano,
Tu es arrivé à l’école après un bac Arts Appliqués, si je me souviens bien. En quelle année as-tu obtenu ton BTS ?

Mano : Bonjour Cathy,
Tout à fait, j’ai obtenu mon BTS Communication Visuelle en 2002 à ETIC après l’obtention du Bac S.T.I. «Arts Appliqués» anciennement nommé F12 au Lycée Camille Claudel de Blois.

Après le BTS, as-tu travaillé tout de suite ? Quel a été ton parcours ?

Mano : À la suite de l’obtention de mon BTS, je suis parti dans la foulée sur Paris avec mon book et quelques C.V. sous le bras.
Je me suis défini une stratégie à court terme assez simple : développer et consolider mes connaissances, mais aussi aiguiser mon « œil graphique » qui sont pour moi les fondements du métier.
À cette époque, travailler dans le secteur de l’édition était plutôt formateur car les mises en page étaient très denses et les règles typographiques assez strictes. J’ai donc ciblé quelques studios de création à taille humaine et je suis parti me présenter un vendredi.
Le lundi suivant, j’étais en poste.

Je continuais bien évidemment à développer à mes heures perdues (principalement la nuit) la 3D et l’animation graphique sous After Effect en autodidacte avec des projets que je présentais de temps à autre.

J’ai eu, quelques temps après, une proposition pour travailler en tant que pigiste puis vidéographiste post-production dans le secteur audiovisuel, notamment sur l’émission « Sans aucun doute » avec Julien Courbet. J’ai très vite eu la chance de pouvoir seconder le responsable post-production et ainsi travailler sur d’autres projets d’habillage de Julien Courbet « Les maîtres de l’imposture »,
« Les rois du système D », « Service Maximum » ainsi que pour plusieurs productions du groupe TF1 et M6 comme « Téléfoot », « Auto-moto » et « 50 min inside » de manière plus autonome.

En parallèle, j’avais intégré « 555lab », un studio de création graphique issu à l’origine d’un collectif de graphistes, développeurs, concepteurs 3D et motion-designers.
Jeunes, dynamiques, talentueux et surtout passionnés, ils avaient une philosophie identique à la mienne basée sur le partage, l’échange de techniques et de savoirs et la volonté d’aller artistiquement et techniquement toujours plus loin. On était dans une logique de fonctionnement «startup» façon outre-atlantique en apparence très décontractée avec baby-foot et parties de borne d’arcade obligatoires. (rire)
En profondeur le travail était intense mais passionnant et chaque avis, chaque piste créative, même les plus originales étaient prises en compte.
Les responsables 3D et motion design ont vite senti (et je les en remercie) mon intérêt et ma motivation dans ces deux domaines : Cela m’a permis d’avancer techniquement très vite et de participer à des projets Grands Comptes dans le secteur de la cosmétique, du luxe, de l’industrie ou de l’institutionnel comme « Einsenberg », « Armani », « Dior », « Peugeot » ou « Total » pour n’en citer que quelques-uns…


Pourquoi t’es tu tourné très vite vers l’image animée, motion design ?

Mano : Par passion avant tout.
Lors de mon passage durant plus de 10 années sur Paris, je me suis rendu compte que les grandes entreprises intégraient de plus en plus le vecteur Motion Design dans leurs stratégies de communication avec des retours de satisfaction positifs et des retombées quantifiables sur le plan marketing. Cela a commencé à se propager comme une traînée de poudre sur des entreprises moyennes et, de manière plus confidentielle, sur certaines startup qui commençaient à prendre conscience du pouvoir de l’image animée dans la perception et la démocratisation de leur message on-line et off-line.

Avec l’arrivée des contenus « Rich Média » et des plateformes de vidéos en ligne le processus s’est considérablement accéléré.
De nos jours, des études croisées indépendantes ont mis en lumière le fort impact du motion design sur la perception du message publicitaire. Les internautes passent en effet 4 à 5 fois plus de temps sur un message en motion design que sur un message uniquement textuel. Le motion design a encore de beaux jours devant lui…

À quel moment décides-tu de monter Manolabo ?

Mano : Concilier ma vie personnelle et professionnelle était important pour moi. Retrouver les grands espaces, la nature, la famille et un cadre de vie plus en adéquation avec moi-même me paraissait être la suite logique. Je suis donc revenu sur Blois en 2013 avec la volonté d’apporter mon expérience et mon expertise en motion design auprès des entreprises locales. Être plus en amont du processus créatif, avoir un planning plus flexible, m’accorder un peu plus de temps en recherche et développement pour le motion design durant la journée m’ont poussé à choisir une structure indépendante ; d’où la création de Manolabo.

Quels étaient tes cours préférés à l’école ?

Mano : Principalement les cours de Com’, de design graphique et de typographie.
Quand je regarde aujourd’hui les très bons résultats de l’école, sa renommée et son rayonnement à l’échelle nationale, je dis bravo !

Un souvenir de l’école ?

Mano : À l’époque, il y avait 8 imac pour toute l’école ! Cela donnait parfois lieu à des situations assez cocasses mais Stève veillait au grain…(rire)

 


Vous pouvez suivre le travail de Mano sur :

www.manolabo.com


interviews / suite


X